Il est agréable d'avoir un groupe d'amis
depuis longtemps on peut toujours appeler John à 2h du mat parce qu'on arrive pas à dormir et qu'on s'interroge sur la fonctionnement de sa vie, il y a Judith qui sait toujours lancer le petit
pique quand il le faut, et Daphnée qui à toujours le mot pour rire, allez savoir comment elle fait, sans compter les coups de téléphone de John à 3h du mat car il est perdu dans une ville sans
clé d'appart ni rien et qu'il veut passer le temps. Bref on sait que chacun est là l'un pour l'autre et que ça va durer par contre il y a un léger inconvénient à cela : nos phrases cultes !
Vous pouvez être sûr que si un jour votre langue à le malheur de fourcher ou si votre esprit oublie de se connecter à votre cerveau quelques secondes tout le monde vas relever et le pire
: tout le monde vas s'en souvenir et si l'un de nous oublies y'aura toujours quelqu'un pour lui rappeler. Il faut dire qu'on aime bien se taquiner et qu'on est jamais contre une bonne
partie de rigolade mais généralement ça ne fais pas forcément rire la personne concernée.
Je crois dans le genre phrase culte John arrive en tête suivi de près par Judith puis viens mon tour et Daphnée quand elle arrive toujours à tourner sa langue 7 fois dans sa bouche avant de
parler ou alors elle fait passer ça en douceur sans que l'on s'en aperçoive.
Je me souviens d'une soirée arrosée mais mémorable, un samedi soir il doit y avoir 3 ou 4 ans nous étions réunis pour les conscrits et en attendant le début des hostilités nous avons allumé la
télé. Il se trouve qu'il y avait Jamel Debbouze qui dressait le portrait de l'abbé Pierre, jouant de son humour il dit "L'abbé Pierre je vous adore moi, j'ai tout vos meubles à la maison"
évidémment nous éclatons de rire mais c'était sans compter sur l'intervention d'un John, qui avait bu sans modération, et qui nous a regardé incrédule pour nous dire "Mais pourquoi il dit?" là ce
fût le début d'un fou rire qui allé durer plus longtemps que prévu. Après ce petit épisode épique nous changeons de chaîne et tombons sur les "victoires de la musique" où Henry Salvador chantait
Judith fût captivée par l'image et au bout de 2 bonnes minutes de silence nous sort "c'est vrai qu'il a du charme quand même" nous n'avons pas bien compris où elle voulait en venir il est vrai
qu'il avait une tête bien sympathique mais toujours est il que le fou rire fût prolongé un peu plus.
Pour ma part j'ai également mon petit florilège d'étourderies mais ma meilleure reste celle d'Espagne, nous cherchions un supermarché pour nous ravitailler en vivre et sur l'autoroute je vois le
logo d'Auchan ni une ni deux je crie au conducteur de prendre la prochaine sortie. Nous voilà donc en plein Barcelone à la recherche de notre magasin, on décide donc de demander aux gens dans la
rue malheureusement tout le monde nous regarde avec des yeux écarquillés sans rien comprendre à notre bargouinage même les policiers étés incapable de nous répondre, nous avons tenté un dernier
coup d'essai et demander à un énième passant qui la nous répond dans un français parfait il se trouve qu'il s'agissait d'un français venu vivre à Barcelone il y a quelques années. Nous prenons
donc la direction du magasin et une fois arrivé sur le parking nous avons compris pourquoi personne ne nous comprenais : le magasin était bien le même qu'en France mais s'appelait "al campo" nous
n'étions pas censés savoir qu'ils avaient traduit litérallement le nom de l'enseigne. Malheureusement cette crétinerie nous poursuit encore mais ce que personne ne sait c'est que je ne me suis
pas arrêtée là. En effet une fois sorti du magasin je fais reculer le mini bus et là je me mets à hurler "arrêtes y'a mon pied" le chauffeur pile et j'explose de rire j'étais persuadé qu'il y
avait une troisième roue en plein milieu du minibus allez savoir pourquoi, peut être car je rigoler encore d' "al campo", en fait il n'y avait rien du tout je venais juste de me prendre une
nouvelle honte la deuxième de la journée.
Ce sont ces petits riens qui ne font rire que nous car nous avons vécu le moment qui reste gravé en nous à jamais qui font que la journée en un souvenir peut devenir d'un coup plus douce.
John tu m'avais demandé d'écrire sur rien j'ai donc écris sur nos petits riens communs en espérant qu'aucun de ces souvenirs ne viennent vexer l'un ou l'autre de nous.
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