Jeudi 10 janvier 2008
4
10
/01
/2008
00:24
Quand j'étais petite et adolescente je me voyais déjà au café du coin une cigarette dans la bouche assise à côté de filles riant aux éclats avec leurs sourires email diamant, se racontant
leur dernière virée avec Jules qui veut être cosmonaute pour pouvoir nous ramener chaque soir une poussière d'étoiles. Ensuite après plusieurs cocktails multicolors on s'en irai bras dessus bras
dessous se donnant rendez vous le lendemain pour écouter les nouvelles fantaisies de nos Jules respectifs. J'imaginais un petit appartement très coloré et toujours rempli de rires, d'amis, de
senteurs merveilleuses, ... Nous aurions tous le métier de nos rêves de gosses et pourrions profiter pleinement des joies de la vie sans se soucier du lendemain. Etre célibataire ne nous aurait pas
fait peur au contraire on aurai passer nos journées aux terrasses des cafés sirotant nos bières cachés derrière nos lunettes de soleil a regarder défilé les garçons, nous chuchotant chacune
nos ressentis sur l'individu X.
Oui l'insouciance de l'enfance fait sourire parfois je me prends souvent à regretter cette époque de rêverie et me replonge dans cet imaginaire en modifiant l'histoire : "ah non Pauline ne fume
plus depuis sa dernière bronchite et Judith a enfin rencontré le bon Jules avec un grand J alors elle ne pourra pas être avec nous sur cette terrasse". Malheureusement en grandissant on s'aperçoit
que ça ne se passe pas comme ça les cigarettes sont condamnés à se fumer dehors et le sourire email diamant n'est souvent pas compatible avec nos clopes qu'on fume maintenant par habitude et non
plus par plaisir.Le café du coin n'a jamais existé n'ayant pas tous le même coin, certes certains ont le métier de leurs rêves de gosses mais ne gagnent pas beaucoup plus que le SMIC et finissent
le mois en mangeant une biscotte parfois garni de pâté pour les mois riches. Il y a les éternels étudiants qui vivent des bourses et de leurs jobs d'équipier chez le géant des hamburgers en rêvant
à la fin de leurs études, ils partiront travailler au bout du monde et gagneront beaucoup, pourront acheter tout ce dont ils rêvent depuis des années, en espérant que ce rêve là ne s'écroule
pas comme ce pauvre Christophe qui a explosé à seulement 2 ans et demi de la fin après 4 années d'études il vend maintenant des meubles dans une petite boutique suédoise qui vend en kit car avec
son bac + 4 il n'est pas assez qualifié pour avoir droit à un job dans sa branche. Il y a aussi ceux qui ne savent plus ou aller et qui n'arrivent pas à trouver leurs voix rêvant de liberté mais
condamnés à errer dans les rues grises de leurs villes. Les retrouvailles se font rares chacuns ayant trouvés d'autre amis qui forcement ne s'entendent pas avec nos amis, ni les amis de nos amis et
puis les Jules ne sont pas toujours là où alors ils ne plaisent pas à tout le monde, les soirées tous ensemble se font rares et l'on finit par ne plus avoir envie de se retrouver car Christophe
n'apprécie pas le Jules de Pauline qui depuis sa bronchite fume des cigarettes menthol qui dérange Judith car son dernier Jules mâcher toujours un chewing gum menthol et que l'odeur la fait fondre
en larmes systhématiquement.
Certes c'est un tableau plutôt noir de nos vies actuelles le trait est noirci mais toujours est il que les poussières d'étoiles, les Carry Bratcho n'existent pas et il est vrai que nos soirées se
font rares tous ensemble et je finis par prendre en horreur mes soirées seules parce que Pauline, Judith, Christophe et Jules sont fatigués, déjà pris ou n'ont tous simplement pas le temps et
l'envie surtout.
Pourquoi tous nos espoirs d'enfants finissent toujours par resurgirent lorsque tout va mal? Peut être parce que c'est ce qui nous rapprochera toujours et même loin et sans nouvelles au fond de nous
même nous savons que les Carry Bratcho et les mister big seront toujours là lorsque réellement nous aurons besoin d'eux.
Par marianne
0
-
Recommander