J'ai toujours adoré les films qui me donnent des frissons, me font me cacher derrière un coussin, sursauter
de 3 bon mètres sur mon siège et parfois même pousser un petit cri d'effroi, je suis toujours à fond dans l'histoire et bizarrement je rigole souvent pendant le film me moquant de moi même et de
mes réactions. Ce que je préfère c'est de me mettre sur mon superbe fauteuil avec mon meilleur ami à ma gauche sur mon canapé et de mater un bout d'effroi avec lui c'est toujours très drôle de le
voir se cacher derrière ses mains en écartant les doigts pour voir quand même mais qu'un petit peu et moi me cachant aussi mais tournant la tête pour le regarder et lui dire : "Tu vois quoi? Y'a
quoi là?", je me dis dans ces moments là que l'on doit être marrant à voir de l'extérieur et que l'on fait un film à nous tous seul. Il y a une chose que je ne fais pas c'est de regarder ces
films toute seule ou alors je les regarde en pleine après midi les fenêtres et volets grands ouverts pour faire passer le plus de lumière possible et me rassurer quelque peu.
J'ai toujours été un peu peureuse, bien que je me sois arrangée en grandissant car il y a à peine 4 ans j'aurais hurler à la moindre sauterelle dans la prairie, maintenant je peux les approcher
et me moquer de mon neveu qui vit en pleine campagne et qui crie au moindre escargot qui sort de sa coquille, mais je reste quand même d'un naturel trouillard. Je suis assez du genre à avoir peur
la nuit et à prendre peur au moins bruit suspect. L'autre nuit j'entend qu'on tapé à ma porte mais fort comme pour l'ouvrir, évidemment je savais que c'était mon chat qui voulait entrer mais
quand même ça aurai pu être un cambrioleur ou pire un tueur en série. Il était donc environ 2h du mat bien tassé voir 3 je ne dormais pas mais je cherchai le sommeil et dès que je sentais morphée
m'approché BOUM un autre coup retentissai à ma porte, j'avais beau me dire "Lèves toi vas ouvrir c'est ton chat, elle veut rentrer", rien impossible de bouger, la possibilité que ce
soit quelqu'un d'autre m'effrayai trop pour que je puisse faire quoique ce soit. Finalement j'ai réussi à trouver le sommeil et le résultat de ma "non ouverture" de la porte fût radical le
lendemain un joli petit trou commencé à se dessiner sur ma porte d'entrée et un énorme caca c'était caché dans ma cage d'escalier heureusement je fus la première à le trouver. La morale de
cette histoire et que la prochaine fois je prendrai mon courage à deux mains, un parapluie dans la main gauche et j'irai ouvrir à mon tueur en série de chat.
Par marianne
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En septembre j'ai fais un festival de musique, enfait tout à commencé en août je crois j'ai découvert un site sur un grand festival lyonnais qui recherchait des bénévoles je lis les conceptes
et ni une ni deux j'appel ma copine Judith tout aussi chômeuse que moi à l'époque et nous voilà partie à poster notre candidature. Nous sommes restée là bas du vendredi au lundi soir et on à adoré
le lundi matin on avait déjà resigné pour l'année prochaine.
Il faut savoir que c'est un gros festival avec de gros têtes d'affiches, il n'y avait pas moins de 200 bénévoles sur place sans compter les techniciens et les artistes, il y a eu 15 000 entrées sur
le week end ce qui est plutot pas mal, c'est une festival écologique qui pratique le tri sélectif, utilise des toilettes sèches, ...
Nous avons donc pris l'option de dormir sur place, en même temps je n'avais pas encore le permis en septembre et vu qu'on était sur le concert on finissai nos journées à 3h du mat donc nous
n'avions pas vraiment d'autre choix que de dormir sur place. Nous avons donc monter notre tente au milieu des autres tentes bénévoles dans l'espace à cet effet, d'ailleurs nous avons planté la
tente à 23h30 dans le noir, heureusement un gentil garçon nous à éclairé un peu parce que sinon on été bonne à dormir dans une tente montée à l'envers la première nuit.
Pendant 4 jours nous étions coupé du monde, on vivait un peu comme des "sauvages" mais ça fait tellement du bien de temps en temps, on a eu l'impression d'être partie en vacances pendant un mois
alors que nous ne sommes même pas rester une semaine là bas et que nous étions à 30 bornes de la maison. Le matin tu sors de ta tente, en face de toi il y a un rescapé de la nuit qui joue du djembe
qui te regarde avec un grand sourire "Salut", tu t'étires et puis tu files à la douche si elle est libre ensuite tu remets ton pantalon plein de boue car la veille tu t'es assise dans l'herbe
qui à force d'être piétinné s'est transformé en boue mais tu t'en fiche tout le monde est dans le même état. La journée tu aides au "village", tu regardes les animations proposé au village, tu
reste dans ta bulle avec juste 200 bénévoles dedans et des artistes et à 17h30 tu reprends ton poste de la veille et les concerts s'enchainent et ne se ressemblent pas.
C'est réellement une expérience à vivre et moi personnellement j'étais dans mon élément et je n'ai qu'une chose à dire tenter le bénévolat dans ce genre de choses vous ne serez pas déçu et vivement
septembre !!!
D'ailleurs pour ceux qui veulent se faire une idée : http://woodstower.over-blog.fr/
Par marianne
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Il faut savoir que j'ai été animatrice pendant quelques années et il s'avère que ce que j'ai préféré pendant ces étés d'animation ce sont les camps d'ados. J'ai eu la chance de faire plusieurs
années de suite animatrice en camp d'ado dans un camping en Corse, c'est une île magnifique mais pas avec 15 pré-adultes en pleine rebellion et crise existentielle.
Une année la pluie est venue se mêlée à notre séjour et en Corse quand il pleut ça ne fait pas semblant. Un matin après une veille entière de pluie non stop je sors le nez de ma tente et constate
que rien n'a changé dans la nuit, je décide donc de m'habiller et de filer au petit déjeuner avant de passer par la case douche. Je m'installe à la table avec mon bol et croise le regard des
rares ados déjà réveillés, qui à première vue se moquaient bien de leur animatrice qui n'est pas du tout du matin. Après 4 ou 5 taquineries qui ne m'ont pas forcément fais rigoler étant donné que
je n'émerge totalement qu'après un bol voir 2 de café et bien 30 bonne minutes de silence je décide d'écourter mon petit déjeuner et de filer aux sanitaires histoire de faire un brin de toilette
au calme. Je pars donc direction ma tente et prend mes affaires de toilettes je récupère ma brosse à dent qui aller savoir pourquoi se trouve son l'oreiller de l'animateur Paul qui lui ronfle
encore, après mainte contorsions pour ne pas écraser la jambe de Paul ni son dentifrice je sors de la tente direction bloc sanitaire. A ce moment précis deux solutions s'offrent à moi, notre
campement se trouve en plein milieu du camping si je prend le chemin de droite je passe devant le coin bingalow qui loge famille et colonie enfant soit à gauche pour les particuliers. Ce camping
est fait en forme de cercle mais il y a un chemin qui mène à la plage et allez savoir pourquoi ils y avaient toujours un groupe de jeune Jules juste à côté de ce chemin il faut croire que le
directeur du camping avait décider de placer tous les beaux Jules à cet endroit précis. Vous l'aurez deviner moi je prenais toujours le chemin de gauche car même avec la tête dans le derrière il
est toujours agréable de bon matin de croiser le regard voir même le sourire d'un petit Jules tout aussi mal réveillé que soit, toujours est il que me voilà partie pour faire mon décrassage
matinal. N'oublions pas qu'il pleut depuis 2 jours, que je ne suis pas très bien réveillée, ni même de très bonne humeur et malheureusement pour moi le terrain du camping est en terre, terre qui
avec la pluie se transforme en boue rajouter à ça une Marianne qui n'a pas bu son café et je vous le donne en mille ni une ni deux me voilà les fesses dans la boue devant les yeux de 3 Jules qui
se retiennent de pouffer de rire. Je retourne donc au campement furieuse mais fier pas question qu'on voit que je n'ai rien vu venir, il faut toujours faire croire qu'on savait qu'on allé
tomber, mes petits ados tous bien réveillés cette fois eux ne se sont pas retenus de rigoler, j'ai entendu cette histoire tout le reste du séjour et en plus les Jules ont décampés le soir
de cet incident et l'emplacement est resté vide jusqu'à notre départ.
C'est une anecdote que je ne suis pas prête d'oublier mais depuis ce jour la je m'accorde toujours mon café le matin mais dans un lieu où je serais sûre d'être seule au moins pendant 10 minutes.
Par marianne
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Vivre seule ça a ces avantages mais ça a son lot d'inconvénient aussi ...
Malheureusement moi je ne vis pas seule mais ça ça fera l'objet d'un autre article ultérieurement.
Quand la vie en solitaire nous attrape la liberté nous envahie les bronches, l'oxygène ne nous ai jamais monté aussi vite au cerveau. On en profite, on peut regarder la dernière niaiserie à la télé
sans se faire remarquer et le lendemain bien sur on annonce "Non mais vraiment vous avez vu la merde que nous a mis TF1 hier ils ont du faire leur pire audimat de l'année sur ce coup là" (tiens
pourquoi TF1? je sais pas :p).
Et puis au début tout vas bien on s'installe, on se couche à point d'heure en se gavant de cochonneries sur le canapé même si les miettes tombent parterre on s'en fiche puisque c'est nous qui
nettoyons et on peut nettoyer juste quand on en a envie. Ca c'est la belle vie mais parfois quand on est dans une ville où l'on ne connaît personne au bout d'un moment la sensation de liberté se
retrouve changée en profond sentiment d'être la dernière survivante sur terre, la seule est unique à vivre encore seule et à ne voir personne en dehors de ses collègues de bureau. A ce moment
là on se dit "eh bien moi si j'aimais les animaux j'aurais un lapin bélier avec les oreilles qui pendent". Pourquoi un lapin bélier? Déjà il y aurai un deuxième être vivant résistant à la
solitude de ces murs et puis ça ferai de quoi rigoler un peu en voyons toujours son oeil triste parce que les oreilles qui pendent ça ne sert pas uniquement à nettoyer les miettes que l'on fait en
regardant le dernier épisode de la trilogie du samedi sur le canapé, non, non ça sert aussi à nous faire de la peine et à toujours obtenir le petit bout de carotte supplémentaire.
Cette phrase c'est une amie à moi dans cette situation qui me l'a dite et j'ai mûrement réfléchi à cela. Après 5 clopes, 3 tasses de café, une petite série débile et un jeu sans intérêt (faut dire
que les dimanches de pluie on a que ça a faire) j'ai enfin trouvé la chose qui clochée : le lapin bélier ne ramenera jamais quelqu'un dans les murs de nos appartements alors moi je dis "si elle
aimait les animaux elle prendrait un CHIEN". Oui un chien et pas n'importe lequel si possible un de taille moyenne voir même grand comme ça on se doit de le sortir, au bout d'un certain temps on
croise toujours les mêmes têtes alors bien sûr il y a les éternelles mamies avec leurs caniches, mais aussi il y a les célibataires qui sortent leurs boxers bavant chaque jour à la même heure et
aussi les célibataires sans chien qui passent par hasard et qui forcement adorerons notre gros chien et là on a peut être une chance de remplir un peu notre espace de solitude et surtout de refaire
monter l'oxygène a notre cerveau sans ressentir de douleur.
Miss réfléchis un peu à mon chien ;) en attendant que je vienne te tenir compagnie à la terrasse du café du coin.
Par marianne
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Quand j'étais petite et adolescente je me voyais déjà au café du coin une cigarette dans la bouche assise à côté de filles riant aux éclats avec leurs sourires email diamant, se racontant
leur dernière virée avec Jules qui veut être cosmonaute pour pouvoir nous ramener chaque soir une poussière d'étoiles. Ensuite après plusieurs cocktails multicolors on s'en irai bras dessus bras
dessous se donnant rendez vous le lendemain pour écouter les nouvelles fantaisies de nos Jules respectifs. J'imaginais un petit appartement très coloré et toujours rempli de rires, d'amis, de
senteurs merveilleuses, ... Nous aurions tous le métier de nos rêves de gosses et pourrions profiter pleinement des joies de la vie sans se soucier du lendemain. Etre célibataire ne nous aurait pas
fait peur au contraire on aurai passer nos journées aux terrasses des cafés sirotant nos bières cachés derrière nos lunettes de soleil a regarder défilé les garçons, nous chuchotant chacune
nos ressentis sur l'individu X.
Oui l'insouciance de l'enfance fait sourire parfois je me prends souvent à regretter cette époque de rêverie et me replonge dans cet imaginaire en modifiant l'histoire : "ah non Pauline ne fume
plus depuis sa dernière bronchite et Judith a enfin rencontré le bon Jules avec un grand J alors elle ne pourra pas être avec nous sur cette terrasse". Malheureusement en grandissant on s'aperçoit
que ça ne se passe pas comme ça les cigarettes sont condamnés à se fumer dehors et le sourire email diamant n'est souvent pas compatible avec nos clopes qu'on fume maintenant par habitude et non
plus par plaisir.Le café du coin n'a jamais existé n'ayant pas tous le même coin, certes certains ont le métier de leurs rêves de gosses mais ne gagnent pas beaucoup plus que le SMIC et finissent
le mois en mangeant une biscotte parfois garni de pâté pour les mois riches. Il y a les éternels étudiants qui vivent des bourses et de leurs jobs d'équipier chez le géant des hamburgers en rêvant
à la fin de leurs études, ils partiront travailler au bout du monde et gagneront beaucoup, pourront acheter tout ce dont ils rêvent depuis des années, en espérant que ce rêve là ne s'écroule
pas comme ce pauvre Christophe qui a explosé à seulement 2 ans et demi de la fin après 4 années d'études il vend maintenant des meubles dans une petite boutique suédoise qui vend en kit car avec
son bac + 4 il n'est pas assez qualifié pour avoir droit à un job dans sa branche. Il y a aussi ceux qui ne savent plus ou aller et qui n'arrivent pas à trouver leurs voix rêvant de liberté mais
condamnés à errer dans les rues grises de leurs villes. Les retrouvailles se font rares chacuns ayant trouvés d'autre amis qui forcement ne s'entendent pas avec nos amis, ni les amis de nos amis et
puis les Jules ne sont pas toujours là où alors ils ne plaisent pas à tout le monde, les soirées tous ensemble se font rares et l'on finit par ne plus avoir envie de se retrouver car Christophe
n'apprécie pas le Jules de Pauline qui depuis sa bronchite fume des cigarettes menthol qui dérange Judith car son dernier Jules mâcher toujours un chewing gum menthol et que l'odeur la fait fondre
en larmes systhématiquement.
Certes c'est un tableau plutôt noir de nos vies actuelles le trait est noirci mais toujours est il que les poussières d'étoiles, les Carry Bratcho n'existent pas et il est vrai que nos soirées se
font rares tous ensemble et je finis par prendre en horreur mes soirées seules parce que Pauline, Judith, Christophe et Jules sont fatigués, déjà pris ou n'ont tous simplement pas le temps et
l'envie surtout.
Pourquoi tous nos espoirs d'enfants finissent toujours par resurgirent lorsque tout va mal? Peut être parce que c'est ce qui nous rapprochera toujours et même loin et sans nouvelles au fond de nous
même nous savons que les Carry Bratcho et les mister big seront toujours là lorsque réellement nous aurons besoin d'eux.
Par marianne
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